Les origines de la psychanalyse Jungienne

Lorsque Jung décide d’explorer les contenus inconscients, il est à ce moment, en pleine période d’incertitude, voire de désorientation, c’est juste après la grande rupture avec Freud.

Durant une lecture de mythologie, Jung reconnaît le délire d’un de ses patients hospitalisés, trait pour trait et mot pour mot, il s’agit du mythe du Dieu Mithra combattant le Taureau, mythe apparu probablement pendant le IIe siècle av. J.-C. en Perse. Jung traduit immédiatement que son malade qui était un cordonnier, plutôt inculte ou en tout cas n’ayant pas accès à ce mythe, ne pouvait pas l’avoir fourni seul, mais c’était bien là, un message de l’inconscient de cet homme. 

L’inconscient de la névrose tel que le définit Freud est bien là, mais il n’y a pas que celui-là, il y a « un autre », plus profond, plus lointain, plus archaïque. 

C’est  un moment de clarté au cours duquel se déroula devant ses yeux le chemin qu’il avait jusque-là parcouru. « Tu possèdes maintenant une clé qui te permet de pénétrer dans la mythologie, et tu as la possibilité d’ouvrir toutes les portes de la psyché humaine inconsciente ». 

Jung continu son travail avec ses patients, se mettant à leur écoute sans préjugé de ce qu’ils allaient lui rapporter, il apparut qu’ils racontaient spontanément leurs rêves et leurs imaginations, il leur poser quelques questions comme, qu’est-ce que cela vous évoque ? Et les réponses et les associations que fournissaient ses patients, l’amener à une interprétation qui découlait d’elles-mêmes. Il laissa de côté tout ce qui était perspective théorique et aidais simplement les patients à comprendre leurs images, par eux-mêmes.

Parallèlement, Jung retranscrit son expérience intérieure, par le biais de ses imaginations et ses rêves. C’est ce qui va constituer la matière première originelle de son travail scientifique. 

Il dira plus tard : « j’avais compris que temps d’imagination nécessité un terrain solide, et que je devais tout d’abord revenir entièrement dans la réalité humaine. Cette réalité, pour moi, était la compréhension scientifique. Il me fallait tirer des conclusions concrètes et des connaissances que l’inconscient m’avait transmises, et cela devient la tâche de ma vie et son contenu. ». 

C’est dans ce monde d’image inconscientes que Jung va plonger volontairement en toute conscience est en ramener ce qu’on appelle aujourd’hui la psychanalyse Jungienne. 

Il va rencontrer les mêmes images qui plongent le malade mental dans une confusion inextricable, mais qui est aussi la matrice de l’imagination créatrice des mythes, imagination avec laquelle notre ère rationaliste nous explique Jung, semble avoir perdu le contact. Certes l’imagination mythique est partout et toujours présente, mais elle est tout aussi honnie que crainte, et cela semble même une expérience bien risquée ou une aventure douteuse que de s’abandonner au sentier incertain qui conduit dans les profondeurs de l’inconscient.

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