Chronique Symbolique, la Nuit et l’Obscurité

Salutation à toutes et tous. Dans cette #chroniquesymbolique, nous allons aborder ensemble le symbolisme de la nuit et de l’obscurité. Suivant les fondements du psychanalyste Carl Gustav Jung. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et suggestions, en vous souhaitant une bonne lecture.

La « Nuit » symbolise le temps des gestations, des germinations, des conspirations, qui vont éclater au grand jour en manifestation de vie. La nuit est riche de toutes les potentialités de l’existence mais entrer dans la nuit, c’est revenir à l’indéterminé, où se mêlent cauchemars et monstres.

La nuit est l’image de l’inconscient et dans le sommeil de la nuit, l’inconscient se libère. Comme tout symbole, la nuit elle-même présente un double aspect, celui des ténèbres où fermente le devenir, celui de la préparation du jour, où jaillira la lumière de la vie.

Dans la théologie mystique, la nuit symbolise la disparition de toute connaissance distincte, analytique, exprimable, bien plus, la privation de toute évidence et de tout support psychologique.

Pour les Grecques, la nuit, est représentée par la déesse Nyx.
Il n’y avait que le Chaos primordial, duquel fût né Érèbe, le dieu primordial des ténèbres et Nyx, la déesse primordiale de la nuit. Ainsi, par ses origines, Nyx est une des divinités les plus anciennes du panthéon du grec. Autrement connu sous le terme de Dieux primordiaux. Nyx engendra également le sommeil et la mort, les rêves et les angoisses, la tendresse et la tromperie.

Les nuits étaient souvent prolongées au gré des dieux, qui arrêtaient le soleil et la lune, afin de mieux réaliser leurs exploits. On raconte que Nyx parcourt le ciel, enveloppée d’un voile sombre, sur un char attelé de quatre chevaux noirs avec pour cortège ses filles les furies.

La nuit n’est pas la simple absence de la lumière du soleil, elle s’apparente aussi symboliquement à l’obscurité pleine de mystère.
Si on envisage l’obscurité comme un couple d’opposés, à la lumière, alors l’obscurité devient à la fois opposée mais complémentaire.
Jean de la Croix disait : « nuage obscurs qui illuminent la nuit », cette image nous montre bien le paradoxe de la conjonction des contraires.
Concrètement qu’est-ce que cela traduit ? La nuit traduit l’étape de privations et d’épreuves par lesquelles doit passer l’âme en quête de l’union avec Dieu.
La nuit peut aller jusqu’à devenir cette ténèbre si ténébreuse qu’elle est un pur éclat et qu’on ne peut l’exprimer que par d’incessants paradoxe, exemple de conclusion dans la théologie mystique de Denys l’Aréopagite.
« C’est dans le silence qu’on apprend les secrets de cette ténèbre divine qui brille de la plus éclatante des lumières au sein de la plus noire obscurité et qui, tout en demeurant elle-même parfaitement intangible et parfaitement invisible, emplit de splendeurs plus belles que la beauté des intelligences qui savent fermer les yeux. »

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