Bienvenue, chers explorateurs et chères exploratrices de la psyché,
Aujourd’hui, nous allons explorer la gestion de la douleur, l’une de mes spécialités, ainsi que l’impact sur le sommeil, en nous appuyant sur mes pratiques, notamment la sophrologie.
1. Tout d’abord il est nécessaire de trouver les bonnes stratégies contre la douleur.
Une écoute attentive et une observation accrue afin d’évaluer les facteurs qui favorisent la douleur permet de mettre en place une stratégie de prévention des symptômes lorsque la même situation se reproduit. La douleur fatigue et épuise les ressources de la personne. Dans cette optique il est donc important de continuer à faire des projets pour ne pas se laisser envahir par la douleur.
En portant une attention particulière à nos sensations physiques et émotionnelles dans différentes situations, nous pouvons mieux comprendre ce qui aggrave ou atténue notre douleur. Cette prise de conscience nous offre l’opportunité de développer des stratégies préventives adaptées. Par exemple, si nous remarquons que la position assise prolongée devant un ordinateur tend à intensifier notre douleur, nous pouvons planifier des pauses régulières pour nous étirer et nous déplacer. De même, si le stress ou l’anxiété exacerbent nos symptômes, nous pouvons envisager des techniques de gestion du stress telles que la méditation ou la respiration profonde.
On sait aussi que la douleur peut entraîner une insomnie, dans ce cas, certaines règles permettent d’éviter une aggravation de la douleur dans cette phases, c’est à dire supprimer les excitants, réduire progressivement ses activités le soir, choisir une ambiance apaisante et détendue avant le sommeil, dit autrement, le dernier café ou thé avant 16h, sachant que les effets de la caféine reste 8 heures dans le corps après la prise, éviter les écrans, l’alcool, le tabac, l’excès de sucre et de sel et le Cacao qui contient de la théobromine) En prenant soin de notre hygiène de sommeil de cette manière, nous pouvons améliorer la qualité de notre sommeil malgré la douleur.
Dans certains cas, la douleur peut également conduire à un repli sur soi et à l’évitement des activités quotidiennes. Pour contrer cette tendance et maintenir une participation active à la vie, la relaxation peut être utilisée pour gérer la douleur dans les situations qui la déclenchent, telles que rester debout dans une file d’attente, Pendant les déplacements en transports en commun. Lors de séances de travail prolongées devant un ordinateur.
2. La nécessité d’un programme d’entraînement à la relaxation qui favorisera votre autonomie.
a. Pratiquer une séance quotidienne de 15 à 20 minutes
– Avec support audio d’abord.
– Sans support audio ensuite.
– Installez-vous dans une pièce au calme, pour ne pas être dérangé pendant ce temps de relaxation.
– Confortablement allongé dans un lit, sur le dos. Les bras étendus de chaque côté du corps, la paume des mains reposant à plat sur le lit ou en l’air à votre aise. Vous pouvez relever vos genoux avec un coussin si besoin.
– Fermez les yeux afin de faciliter un état on ou se tourne à l’intérieur de soi, durant la relaxation.
– Si des pensées, des images, des souvenirs viennent vous distraire, laissez-les passer et continuez tranquillement la relaxation, vous pouvez vous aider de votre respiration afin de rester concentrer, sur le souffle qui entre et sort ou sur le ventre ou les poumons qui monte et qui redescend.
– Tous les exercices doivent être faits sereinement, sans chercher à « réussir ». Laissez-vous porter. La relaxation se déroulera à son propre rythme.
– Les exercices de « respiration et de relaxation » s’apprennent et seront maîtrisés progressivement.
– Demeurer confiant et préservent. Recommencez le lendemain et portez votre attention sur votre respiration ou sur ma voix.
b. Ensuite il est important de varier dans les aspects de l’exercice de relaxation afin d’éviter la routine. Pour cela varier :
- La Position : Allongé / Assis / Debout
- Le Moment : Matinée / Après-midi / Soirée / Nuit
- Le Lieu : Au quotidien / En vacances / Au travail / Dans les moments creux
- La Fréquence et Durée : Adapter la fréquence et la durée des séances de relaxation
- L’Intensité : Varier l’intensité des techniques de relaxation utilisées, telles que la profondeur de la respiration ou le niveau de tension musculaire relâchée.
- Ou encore l’Environnement sonore : Essayer différents environnements sonores pendant la relaxation, comme le silence complet, des bruits naturels apaisants ou une musique relaxante.
- L’Intégration de mouvements : Ajouter des mouvements doux et fluides, tels que le yoga ou le tai-chi, à vos séances de relaxation pour une approche plus dynamique.
- L’utilisation de supports sensoriels : Expérimenter avec l’utilisation de supports sensoriels tels que des huiles essentielles, des bougies parfumées, des couvertures lourdes, ou des coussins ergonomiques pour enrichir l’expérience de relaxation.
- L’Incorporation de la nature : Profiter de la nature en pratiquant la relaxation en plein air, comme dans un jardin, à la plage, ou dans un parc, pour une expérience encore plus apaisante et rafraîchissante.
3. Trouver un sens à sa vie malgré la douleur
La douleur intense peut parfois remettre en question le sens de notre existence. Cependant, plusieurs approches peuvent nous aider à rétablir l’équilibre. Tout d’abord, il est essentiel d’apprendre à éviter les pics de douleur extrêmes qui peuvent épuiser nos ressources et nous démoraliser. Ensuite, en adoptant des stratégies de contrôle de la douleur, nous pouvons mieux gérer nos pensées, nos inquiétudes et nos croyances qui amplifient parfois la douleur. La distraction, la relaxation et les activités qui nous procurent du plaisir peuvent également nous aider à diminuer l’impact de la douleur. Ceux qui réussissent à surmonter la douleur ont souvent maintenu des activités, des passions et des relations sociales qui les motivent. Ainsi, en trouvant un sens à notre vie et en nous concentrant sur ce qui nous anime, nous pouvons mieux vivre avec la douleur. C’est le sens que prend votre vie qui vous aide à garder la douleur à bonne distance. La douleur ne peut devenir le centre de votre vie : trouvez-lui des challengers, des contre poids, prendront le dessus parce qu’ils auront votre préférence.
4. Accepter la douleur et l’absence de traitement
Pendant votre parcours, il sera essentiel d’accepter la douleur et de composer avec l’absence de traitement, le cas échéant.
Comprendre les mécanismes, les causes et les phénomènes d’entretien de la douleur permet de mieux les accepter. Cela offre également un sentiment de réconfort en cas de crises plus intenses (la maladie ne s’aggravant pas nécessairement), évitant ainsi une préoccupation constante ou une focalisation exclusive sur la douleur. Accepter que le soulagement puisse être partiel, même sans guérison totale, est une étape importante. Il est crucial d’accepter les répercussions personnelles, socioprofessionnelles et psychologiques de la douleur. En effet, cette acceptation facilite la gestion des événements, réduit la dépression et favorise le retour à une vie plus épanouissante en reprenant ses activités.
5. Psychologie analytique
Au-delà de la gestion par la relaxation, une exploration plus approfondie à travers la psychologie analytique permet de découvrir les causes et l’origine des traumatismes, facilitant ainsi leur acceptation et leur transformation. Cette approche va même jusqu’à favoriser un processus de guérison chez le consultant, notamment grâce au concept de l’individuation, ouvrant ainsi la voie à une guérison profonde et durable.
La psychologie analytique offre un espace sûr pour explorer les complexités de l’expérience humaine, en reconnaissant que la douleur physique est souvent intimement liée à des conflits émotionnels et psychologiques non résolus. Par conséquent, en intégrant cette approche dans la gestion de la douleur, on ouvre la porte à une compréhension plus complète de soi-même.
En intégrant ces différentes approches dans la gestion de la douleur, nous pouvons développer un ensemble complet de stratégies pour mieux vivre avec la douleur et retrouver un sentiment de bien-être et d’équilibre dans nos vies.